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Les tranchées : devrait-on s’inquiéter des contractions post-partum ?

Après l’accouchement, ces contractions utérines peuvent surgir quelques heures plus tard, suscitant parfois l’inquiétude chez les jeunes mamans. Quels sont les facteurs de risque associés aux tranchées ?

Toutes les femmes connaissent des contractions après l’accouchement. Généralement, elles se dissipent en quelques minutes à peine. Cependant, certaines mères peuvent les ressentir pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Pourquoi cette disparité ? Selon Rachel Halimi, les naissances à risque de tranchées prolongées incluent les grossesses multiples, les multipares (femmes ayant eu plusieurs grossesses), ou celles ayant accouché de bébés de taille importante. Cette différence s’explique par l’extension plus prononcée de l’utérus lors de ces grossesses, qui nécessite ainsi davantage de temps pour retrouver sa taille initiale grâce aux contractions.

En dehors de la grossesse, l’utérus mesure généralement entre 5 et 8 cm. Après l’accouchement, il doit retrouver sa taille d’origine, un processus qui prend environ un mois. “Le col de l’utérus se referme quant à lui entre 4 et 6 semaines”, précise la spécialiste. Même en cas de césarienne, les tranchées peuvent survenir car l’utérus doit également se rétablir. On parle alors d’involution utérine pour décrire ce retour à la normale.

Existe-t-il un lien entre l’allaitement et les tranchées ?

Les tranchées font partie intégrante des suites de couches pour les femmes. En plus des contractions, elles peuvent éprouver des nausées, des fluctuations hormonales, des douleurs, ainsi que des lochies (pertes de sang post-accouchement).

Les douleurs peuvent également survenir pendant l’allaitement. “Les tétées déclenchent des tranchées chez la mère en provoquant la sécrétion d’ocytocine, l’hormone de l’accouchement”, explique Rachel Halimi.

Comment atténuer les douleurs des tranchées ?

Généralement, les douleurs des contractions s’atténuent après quelques jours. Cependant, les sages-femmes et les gynécologues peuvent prescrire du paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour soulager l’inconfort.

“Il est également important d’accompagner les femmes dans leur périple post-accouchement, en leur expliquant que les contractions post-partum font partie intégrante des suites de couches, mais que toute douleur inhabituelle doit être prise au sérieux”, met en garde la sage-femme. “Si des douleurs récurrentes s’accompagnent d’autres symptômes tels que de la fièvre ou des maux de tête, il est impératif de contacter immédiatement les services d’urgence.”

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