Santé

Maladie de Raynaud : tout savoir sur cette affection

La sensibilité excessive au froid caractérise la maladie de Raynaud. Les doigts, passant d’une teinte jaunâtre à blanche avant de devenir douloureux au moindre changement de température, témoignent de cette affection, qui se manifeste le plus souvent entre 15 et 25 ans. Communément appelée la “maladie du froid”, elle se traduit par une pâleur puis une rougeur des doigts, accompagnées de douleurs.

Pour comprendre cette maladie, il est nécessaire d’examiner la réaction de notre organisme au froid. Maintenir une température corporelle de 37°C est crucial pour son bon fonctionnement, tâche assurée par l’hypothalamus, notre thermostat interne. En réaction au froid, l’hypothalamus régule la circulation sanguine, favorisant l’afflux vers les organes vitaux comme le cœur et le cerveau, au détriment des extrémités, qui se refroidissent par vasoconstriction des vaisseaux cutanés.

Chez certains individus, ce mécanisme de régulation est excessivement sensible, provoquant une désertion sanguine des extrémités au moindre froid, entraînant une pâleur, un refroidissement et des douleurs, phénomène connu sous le nom d’acrocyanose.

Le diagnostic de la maladie de Raynaud repose principalement sur l’interrogatoire et l’observation des mains, avec deux formes identifiées : primitive et secondaire. Pour confirmer le diagnostic, une capillaroscopie est souvent réalisée, permettant d’observer les capillaires du pourtour de l’ongle. Les vasodilatateurs peuvent soulager les symptômes, mais aucun traitement curatif n’existe. Un suivi régulier chez un spécialiste est recommandé pour les patients diagnostiqués.

La sclérodermie, forme plus sévère de la maladie de Raynaud, caractérisée par un épaississement et un durcissement de la peau, affecte surtout les femmes. D’origine auto-immune, elle résulte de l’attaque du tissu conjonctif par le système immunitaire, entraînant une production excessive de collagène et une rigidité tissulaire généralisée. Les personnes atteintes doivent prendre des précautions supplémentaires en hiver et faire face à des limitations dans leurs activités quotidiennes, bien qu’aucun traitement efficace ne soit actuellement disponible.

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