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Industrie Pharmaceutique : le débat sur les brevets relancé

La question du brevet dans ses aspects d’acquisition et d’exploitation doit être traitée avec la plus grande attention, y compris les brevets qui sont tombés dans le domaine public”, a affirmé M. Reda Tir, directeur du Conseil national économique, social et environnementale (CNESE),  lors d’un séminaire organisé hier, sous le thème « L’industrie pharmaceutique et les brevets ». Selon le conférencier, « L’industrie pharmaceutique s’appuie sur la recherche et développement (R&D) en tant que vecteur d’innovation et nécessite de forts investissements devant être protégés. Ces investissements ainsi que la protection de la propriété intellectuelle sont des défis à relever par cette industrie afin d’assurer la sécurité sanitaire face aux nouvelles exigences ».

De plus, selon M. Tir, des démarches devraient être entreprises à l’endroit des grands producteurs internationaux pour créer des partenariats gagnant-gagnant “pour les convaincre de délocaliser des unités de fabrication vers le marché national pour satisfaire les besoins locaux et ceux des marchés environnants africains et arabes”. Concernant le financement de l’innovation, le président du CNESE suggère que le gouvernement puisse travailler sur la notion de capital-risque et de capital-investissement. Pour ce faire, M. Tir recommande d’adapter le système financier national dont la Bourse d’Alger à ce type de mécanisme appelant également le secteur privé à s’impliquer aussi dans le financement de la recherche et développement “car le financement par les aides publics ne suffira pas”, rapporte l’APS.

Ces réformes à engager pour le développement de l’industrie pharmaceutique concernent notamment l’allégement des procédures pour l’approvisionnement des besoins nécessaires pour la R&D.

Il s’agit aussi de l’allègement des modalités d’enregistrement des nouveaux médicaments en favorisant la soumission électronique et de la diminution des délais d’obtention des autorisations de mise sur le marché ainsi que la promotion des essais cliniques pour les études de bioéquivalence en prévision de l’exportation algérienne en médicament.

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